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Chef d'équipe : Marie Dutreix
Mots clés : réparation de l’ADN, recombinaison, irradiation, médicaments anti-tumoraux, réponse transcriptionnelle Depuis la découverte du radium par Pierre et Marie Curie en 1898, le rayonnement ionisant est utilisé pour le diagnostic et le traitement de maladies. En particulier, il constitue un outil efficace pour tuer les cellules cancéreuses. Cependant, il peut également induire des effets secondaires, y compris des réactions cutanées aiguës et des modifications génétiques pouvant elles-mêmes provoquer un cancer à long terme. Notre travail a pour objectif de caractériser les effets du rayonnement ionisant sur des cellules de levure et humaines, tout particulièrement ses effets sur l'ADN. Le rayonnement ionisant entraîne des dommages sur l'ADN. Nous étudions les deux principaux mécanismes réparant ces ruptures d'ADN double-brins : la recombinaison homologue (RH) et la jonction des extrémités non-homologues (NHEJ). Ces mécanismes contribuent également à la résistance tumorale contre la radiothérapie. Selon nos données récentes, nous avons conçu une nouvelle famille de médicaments inhibant la voie de réparation de la NHEJ et améliorant l'efficacité de la radiothérapie. Pour analyser l'induction des mécanismes de réparation de l'ADN par des agents génotoxiques, nous utilisons des études sur la survie clonale et des tests comètes, ainsi que l'immunocytologie pour observer les effets de la signalisation des lésions d'ADN. Afin de mesurer les effets des traitements anti-tumoraux in vitro et in vivo, nous utilisons des cultures cellulaires et des tumeurs xénotransplantées. En utilisant des techniques par biopuce ADN, nous avons utilisé les changements de transcription de tous les gènes dans la levure Saccharomyces cerevisiae induits par une dose faible et constante d'irradiation, pour imiter la pollution environnementale, ou une dose aiguë élevée d'irradiation typique des doses radiothérapeutiques. Nous avons trouvé que les effets des doses faibles ne peuvent être extrapolés à partir des études d'irradiation aiguës. Au cours de ce projet, nous avons développé de nouveaux outils pour l'analyse des données des biopuces ADN et pour la déduction des changements fonctionnels dans les voies régulatrices. Ces techniques sont à présent appliquées à des études similaires sur les cellules humaines. Ces dernières années, nous avons développé de nouvelles molécules à base d'acide nucléique, appelées Dbait, qui peuvent se fixer et « capturer » le complexe de réparation de la protéine kinase dépendante de l'ADN (DNA-PK) impliqué dans la réparation NHEJ (Fig. 2). Par conséquent, ces molécules inhibent la ligation d'ADN coupé ainsi que l'intégration de plasmides induite par le rayonnement, qui dépend également de la DNA-PK. Comme prévu pour une molécule qui inhibe les étapes clés de la réparation par NHEJ, Dbait rend les cellules plus sensibles au rayonnement. Nous avons également démontré que le traitement par Dbait de tumeurs hétérotransplantées permet de contrôler la croissance tumorale et favorise leur disparition lorsqu'il est associé à la radiothérapie. Nous étudions à présent la capacité de ces molécules à améliorer l'efficacité de la chimiothérapie (Fig.3). Le développement des molécules Dbait et la mise en place des essais cliniques a été confié à la société DNA Therapeutics (www.dna-therapeutics.com). Dernière mise à jour : octobre 2008 Publications clés2009
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