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La recherche clinique a pour objectif de faire progresser les traitements tout en diminuant leurs inconvénients. Les cancers de l'enfant sont des maladies rares, rentrant dans le cadre des maladies dites « orphelines ». La recherche clinique n'exclut absolument pas la réflexion individuelle et l'adaptation du traitement pour chaque patient en fonction de l'efficacité et de la tolérance du traitement. Dans cette démarche de recherche, comme dans toute la démarche de soins dans laquelle elle s'intègre, c'est bien l'indispensable alliance thérapeutique qu'il faut chercher à établir et maintenir entre les patients, les parents et les soignants. Ainsi, la confiance est-elle toujours indispensable, mais elle se construit à chaque instant et repose sur un dialogue constant qui permet de répondre aux questions posées par les enfants malades et leurs parents.
Les études « non-interventionnelles »La recherche clinique en cancérologie pédiatrique repose souvent sur des études « non-interventionnelles ». Elles consistent à suivre des groupes homogènes de patients traités selon des stratégies thérapeutiques qui ont toutes été éprouvées et adaptées. La comparaison historique des résultats en termes de récidive ou de toxicité a permis et permet encore d'améliorer les traitements. Ces études sont toujours élaborées par un groupe d'experts et revues dans des comités institutionnels, dont la Commission des Etudes et de la Recherche Clinique de l'Institut Curie. Le consentement demandé aux parents, et le cas échéant, à l'enfant/adolescent, concerne uniquement l'utilisation des données recueillies sur la maladie et le traitement dans une base de données anonymisée, permettant l'interprétation des résultats sur des groupes homogènes de patients. Les études « interventionnelles » ou « cliniques »Les études dites « interventionnelles », parfois appelées « essais thérapeutiques », sont de divers types :
Des études « interventionnelles », (phases I à III) peuvent également être proposées pour des traitements d'accompagnement visant à réduire la toxicité de traitements anti-cancéreux. Les règles des études interventionnellesElles sont extrêmement strictes. La priorité reste en toutes circonstances la sécurité des patients en termes d'efficacité anti-tumorale et de toxicité. Ces études interventionnelles sont toujours élaborées par un groupe d'experts et revues dans des comités institutionnels, dont la Commission des Etudes et de la Recherche Clinique de l'Institut Curie, le plus souvent avant même soumission à CCPPRB. D'autres comités sont de plus en plus souvent sollicités, intervenant souvent pour vérifier la pertinence et l'accessibilité des informations délivrées dans les formulaires d'information et de consentement : il peut s'agir par exemple du Comité Patients de la Ligue Nationale Contre le Cancer (LNCC) - en lien avec la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC) - ou de parents représentatifs de l'association RETINOSTOP pour les études concernant le rétinoblastome. Ces formulaires d'information doivent mentionner les objectifs de l'essai, le nombre de patients qu'il est prévu d'inclure, le déroulement de l'étude, les bénéfices attendus mais aussi les contraintes supplémentaires liées à l'étude, les alternatives possibles de traitement, la possibilité de retrait de consentement, les droits des parents/patients, l'identité du médecin référent à contacter pour toute question relative à cette étude et la possibilité d'être ultérieurement informé des résultats.
Information et consentement en pédiatrieL'ensemble des études « interventionnelles » rentrent dans le cadre de la loi Huriet-Sérusclat et sont soumises avant activation à un Comité Consultatif de Protection des Personnes qui se prêtent à la Recherche Biomédicale (CCPPRB). Tous ces essais sont enregistrés au niveau de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS). L'information sur chacune de ces études interventionnelles doit être exposée aux parents de manière aussi complète que possible ; la remise d'un document écrit d'information est obligatoire. L'information doit également être fournie à l'enfant d'une manière adaptée à son âge ; la remise d'un document écrit est possible selon son âge et son souhait. Un formulaire de consentement est remis - et commenté - aux parents ou aux titulaires de l'autorité parentale : il doit être signé par eux avant initiation de l'essai chez l'enfant. La signature de l'enfant/adolescent n'est pas obligatoire mais est également possible selon son âge et son souhait. L'arrêt d'une étudeDes règles d'arrêt très rigoureuses de ces études interventionnelles et non interventionnelles permettent d'éviter d'exposer les patients à une toxicité excessive ou une efficacité insuffisante. Des comités indépendants sont de plus en plus souvent mis en place afin d'aider à l'impartialité de la décision concernant l'arrêt ou la poursuite de chacune de ces études. Des amendements sont possibles en cours d'essai, également soumis à CCPPRB, permettant d'optimiser les modalités de l'étude en fonction des résultats observés.
Pour mieux comprendre …Loi Huriet- Sérusclat CCPPRB Et aussi Notre activité :Pour plus d'informations se reporter au rapport d'activité. Dernière mise à jour : 7 avril 2009 |
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