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Contacts Article paru dans le trim. n°68 nov. 2006 Sommaire du n°68 - Sélection d'articles du n°68 (pdf 1502 Ko) Médecine oncologique : l'arsenal contre le cancer se diversifie Photo(s) © Noak/Le Bar Floréal/Institut Curie
Les médicaments contre le cancer deviennent aussi rusés que leur ennemi. Longtemps dirigés contre la division cellulaire, ils s'attaquent désormais aux responsables de la prolifération anarchique et savent cibler leur action, au point que l'on parle désormais de traitements individualisés dont les prescriptions sont faites « sur mesure ». La chimiothérapie est l'un des trois piliers de la lutte contre le cancer. Selon les cas, elle agit seule ou en appui à la chirurgie et à la radiothérapie. À pied d'œuvre depuis la fin des années 1940, la chimiothérapie s'appuie aujourd'hui sur une cinquantaine de substances actives, synthétiques ou dérivées d'extraits végétaux. La chimiothérapie conventionnelle, dite chimiothérapie cytotoxique, s'attaque à toutes les cellules, à travers leur mécanisme de division. Si les cellules tumorales sont les plus affectées, c'est qu'elles se divisent davantage et que leurs systèmes de contrôle et de réparation sont défectueux. Au-delà d'un certain taux d'erreurs, ces systèmes ne sont plus capables de restituer des cellules viables, à la différence des tissus sains, endommagés, mais capables de se régénérer entre deux séquences de traitement. Mais les effets secondaires touchant les muqueuses, les cheveux, le cœur, le foie… limitent les doses administrables et obligent à des périodes de repos entre deux cures pour permettre la récupération. Pour augmenter l'efficacité et la tolérance aux médicaments, on tâche alors d'alterner les substances actives. Car elles n'ont pas le même angle d'attaque : les antimétabolites se substituent aux constituants de certaines molécules, entravant ainsi leur fonction ; les agents alkylants se fixent sur le matériel génétique et y créent des lésions, tandis que les agents intercalants empêchent sa réplication et la programmation des protéines. Enfin, les antimitotiques visent les tubules qui séparent les chromosomes en fin de division cellulaire (aussi appelée mitose). Utilisée depuis quarante ans, la vinblastine, issue de la pervenche, a ainsi permis d'inverser le pronostic des leucémies de l'enfant. Elle empêche la formation des tubules, alors que les taxanes, découverts dans les années 1980, évitent leur désintégration lors de la séparation des cellules filles. Parfois, le progrès consiste à trouver une forme orale du médicament. Telles sont les « prodrogues », qui s'activent dans l'organisme, ou les comprimés anti-hormonaux (lire interview ci-contre). Anticorps monoclonal Dernière mise à jour : 21 novembre 2006 Lire aussi dans le dossier…
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